quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Mains parallèles
Paul Nougé, 1924
Le paysage hésite à mi-chemin de la pluie et du soleil.
Délicieuse plénitude de gris
riche de toutes les couleurs dominées.
Elles y sont toutes en une saveur unique.
Un fruit scelle pour l’hiver
l’ardeur mouvante de l’été.
L’esprit n’est à cette heure
qu’une seule pensée.
Mais la présence tournante
de toutes les pensées.
Calmes devant soi, les mains au repos
les mains parallèles.
Les yeux devant soi.
Soi-même devant soi.


Nenhum comentário: